Au début ça fait bizarre quand on réalise, on ne se
reconnait pas, qui est dans le miroir et on se demande qu’elle maladie on a
bien pu attrapée ou par quel mauvais sort on a été frappé ?
Y’a plein de gens
autour, des parents, des parents des parents, des cousines et cousins, des
tantes et des oncles, parfois des sœurs où des frères et même plus si on
fréquente les églises. Il y a aussi des copines, des copains et tout plein
d’autres. Et là, on est tout seul et on se sent s’écarter, s’éloigner, on se
sent à part.
On réfléchit, on pense on repense, on tente de
comprendre, mais on ne comprend rien parce qu’on rejette… On ne comprend rien
parce qu’on ignore…. On ne comprend rien parce que tout ce monde qui tourne
autour semble maintenant étranger.
Petit à petit on se fait une double identité à défaut de
mieux ; en attendant des jours meilleurs.
Les jours passent et la puissante pulsion des envies vous
tiens entre ses mains. Mais pourquoi moi ? Se dit-on en consultant les
aiguilles du cadran qui tournent et tournent. Peut-être ferait-on mieux de se
dire « pourquoi pas moi ? » Après tout.
Alors on cherche l’âme sœur avec discrétion en essayant
de ne pas se tromper, on cherche et en attendant on s’amuse tout seul. Parfois
on paye pour être deux, mais on achète surtout la déception.
On cherche, on cherche jusqu’à trouver au fond d’un
couloir discret, derrière les paravents, dans un autre monde caché.
Mais c’est dur parce que tout autour les gens du plein
jour ne sont pas comme vous.
Pas comme vous…. Du moins c’est ce qu’ils disent et qu’on
veut nous faire croire.



