Bonjour ou bonsoir.



MON PETIT PLACARD SECRET
. Depuis un bon moment j'avais envie de montrer mes petits dessins et montages imaginés depuis les plus profondes cases excitées et hallucinées de mon esprit. Fantasme avec ou sans "S", selon comme ça vient me titiller... La fessée et quelques de ses multiples satellites en sont les thèmes principaux.

J'espère que vous prendrez plaisir à parcourir ce blog tout en rappelant que celui-ci est STRICTEMENT INTERDIT AUX MINEURS !

Petits trucs



A droite j'ai placé une
TABLE DES
MATIÈRES, elle vous permet de choisir des thèmes à visiter selon vos préférences.


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lundi 7 avril 2014

J'AI QUELQUE CHOSE A DIRE



Au début on ne sait pas, on va ou les autres vont, on sent des mains, on entend des sons, on ne décide de rien. Un statut de marionnette dans un monde déjà fait.
Si un jour mon corps m’a permis d’aller tout seul dans cet espace paraissant bien trop grand, on ne m’offrait pourtant pas l’infini me retenant mesuré dans la démesure.
Je pouvais parler aux autres, les toucher et les écouter. Ils étaient autour, partout, plus grands, pareils ou plus petits comme des poupées Russes désordonnées.
On pouvait tout me promettre ou tout me refuser, j’ignorais encore ce qui me manquait. Je contemplais riant d’être copain, pleurant d’être seul.
L’immensité n’est qu’un nombre de cage qu’on additionne, aller et venir dépend des grilles ouvertes.
Pourquoi donc étais-je là ? Surement posté à une adresse erronée, je ne me sentais pas chez moi.
La solitude trop souvent, solitude morale, la plus pernicieuse… J’étais comme dans un sous bois marchant sur un chemin dont on ne voit jamais où il mène. L’ombre me gelait et si j’y demeurais, elle me coucherait pour toujours. Je ne la craignais pas et pourtant je pressais le pas pour atteindre l’espace où la lumière chaude filtrait entre les feuillages. Etrange attitude, je n’avais pas envie de savoir le jour suivant, mais j’en étais curieux.



Je ne me souviens plus quand il est arrivé, mais un jour nous étions deux. En moi il y avait celui que je montrais et l’autre qui restait caché au regard extérieur. C’était un drôle de filou celui là, il avait de singuliers comportements. Il riait du feu quand moi j’en pleurais et il savourait délicieusement quand je dégustais amèrement. S’il avait été un simple squatteur, je l’aurais flanqué à la porte, mais voilà, rien d’un sans logis quêtant un toit d’accueil, ce voyou était ma moitié !
Il avait des idées bizarres et prenait parfois toute la place, j’en avais honte, il n’était pas normal. J’avais peur qu’on le remarque, qu’on le confonde avec moi et qu’on le montre du doigt avant de me conduire au pilori. Le supporter était un poids dont je me serais bien passé, mais il était toujours là pour sécher mes larmes. Il me tripotait en m’emportant dans des délires inavouables. Je ne pouvais lui résister, il était maître de ces instants que je refusais une fois passés. Je ne lui promettais aucun avenir, mais je savais déjà que j’attraperais encore sa main pour un autre tour de manège.

Robert Louis Stevenson avait dans son roman, séparé en un être entre le bien et le mal comme deux identités bien distinctes et opposées. C’est ce que je croyais aussi au début, mais il n’en n’ait rien, ce frère que je préjugeais autre était et est toujours moi, sans doute le plus authentique. Je vis entre deux mondes, le visible au regard de tous et un second où je m’enferme quand la réalité m’ennuie ou m’exaspère. Ce n’est certes pas un paradis mais c’est encore moins un enfer. C’est là que sont remisés tous mes rêves, mes fantasmes, mes délires et mes plus beaux sommeils.



Un arrangement, faute de mieux, en quelque sorte un mariage de raison entre deux identités qui ne sont pas antinomiques. Ensemble pour le pire et le meilleur, nous avons plus que complices raconté nos bobards… Oui jusqu’à aujourd’hui et demain encore, des années de mensonges à en farcir tant de tomates que le marché de Rungis en serait saturé. Oui d’un côté vivre mon fantasme clandestinement et de l’autre vivre au grand jour un autre bonheur qui pourtant sera toujours incomplet et inachevé. Mentir pour préserver l’un comme l’autre.


Avais-je besoin d’une femme que j’étais incapable d’aimer aussi fort qu’on le peut ? Si je fus amoureux de belles, je ne pouvais les affectionner comme elles le méritaient. Si d’aventure j’avais rencontré une femme s’accordant avec mes fantasme aurais-je connu plus de félicité ? Rien n’est moins sûr car peut-être n’aurait-elle pas été ce que j’espérais. C’est sans doute d’une autre mère dont j’avais besoin pour tout recommencer à zéro.

14 commentaires:

  1. C'est très beau et c'est très vrai et surement la conclusion est elle la bonne... Alors comme maintenant accoucher d'un gaillard comme toi ça serai de l'ordre du fantasme, tu as tes ami(e)s :-*

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    1. Oui les amis, certainement le plus important dans une vie.

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  2. Vivre une vie ou deux en parallèle, quelle importance au fond, tant que l'on vit le plus heureux possible?
    Moi, j'ai fait le choix inverse de toi, partir pour essayer de trouver à allier amour et identité sexuelle (bon d'accord, il n'y avait pas que ce paramètre-là qui m'a poussé à partir, loin s'en faut...). Etait-ce un bon choix? Rien n'est sûr, mais c'était le seul choix qui me paraissait raisonnable pour mon équilibre et mon bonheur. Dans la vie, nous avons tous nos failles et nos blessures. Mais l'important est de se connaître et de savoir comment être heureux ... que ce bonheur s'écrive en duo ou en symphonie, et même si c'est parfois un peu compliqué!
    Allez, je te fais un gros bisou, tu n'as pas l'air d'avoir trop le moral.

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  3. La cohabitation de nos différentes facettes, il y aurait tant à dire.
    En tout cas Mike Très bon post, et très touchant.

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  4. Bonsoir Mike !

    Très très juste, cette petite "confession". On a tous traversé des moments de blues, balloté par la houle de l'existence avec la lumière rassurante du phare de l'espoir entre deux creux de vague. "Côte en vue, Cap'taine !". On est comme un funambule sur son filin d'acier : garder l'équilibre, quoiqu'il arrive.Nous sommes tous comme un miroir à deux faces .Un peu aussi comme "le bon docteur Jekyll et l'affreux Mister Hyde" de Stevenson.
    Perso,j'ai traversé une mauvaise période il y a plus d'un an et ma passion pour le dessin (et...la fessée !) m'a toujours permis de décompresser. Je m'évade en faisant abstraction du moment présent pour me plonger dans mes souvenirs pour y trouver matière d'inspiration réelle ou imaginaire. Allez, courage, Mike, on est tous/toutes, là . On est avec toi par écran interposé. Les amis, ça sert à ça ! Non ? Et continue à nous régaler. T'as une patte inimittable. Peter Pan

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  5. très joli texte bien mélancolique serais ce une remise en cause ??un bilan ?? rappelle toi que tu as des amis Mike et que les coups de blues ça passe avec un verre partagé et le regard tourné ver l'avenir , radieux ou pas , mais l'avenir les futures parties de plaisir rigolade bref la vie comme elle viens

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    1. Il y a des fois comme ça où ça remonte, mais c'est pour tout le monde pareil.

      Ha oui, vous retrouver j'y pense, j'y pense fortement même.

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  6. Bonjour Mike !

    Contre les gros coups de blues, rien de tel qu'un bon repas au restau . Et puis, qui sait : on peut faire des rencontres inattendues. Une cliente renverse son sac, on l'aide à le ramasser, on en profite pour engager la conversation et c'est parti. .Faut pas grand chose pour repartir sur les rails. Alors... bon appétit. Peter Pan.

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  7. Pour commencer, un bon verre de cognac de ma cuvée spéciale.

    Ensuite, faut que je te dise une très grande vérité. Tu es un homme doté d'un organe reproducteur ... de pensées (non mais reste sérieux un peu, je t'ai vu venir à 100 m). Le problème de cet organe particulier c'est qu'il doit régulièrement filtrer les pensées venues des organes reproducteurs étrangers. Forcément, entre ceux déjà en place, ceux qui n'ont pas encore réussi à s'intégrer, ceux qui te bousculent pour que tu les accueilles plus vite, c'est un boulot de fonctionnaire. Donc, commence doucement le matin et pas trop vite le soir. Tu devrais être reds dit (ready) après le blues.

    Ça chauffe, je vais boire un pina colada pour me rafraîchir.

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