Bonjour ou bonsoir.



MON PETIT PLACARD SECRET
. Depuis un bon moment j'avais envie de montrer mes petits dessins et montages imaginés depuis les plus profondes cases excitées et hallucinées de mon esprit. Fantasme avec ou sans "S", selon comme ça vient me titiller... La fessée et quelques de ses multiples satellites en sont les thèmes principaux.

J'espère que vous prendrez plaisir à parcourir ce blog tout en rappelant que celui-ci est STRICTEMENT INTERDIT AUX MINEURS !

Petits trucs



A droite j'ai placé une
TABLE DES
MATIÈRES, elle vous permet de choisir des thèmes à visiter selon vos préférences.


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mardi 26 novembre 2013

IL VINT, SAINT, DES CENDRES

Il vint, saint, des cendres

Qu’étais-je ce jour là ? Peut-être un des bibelots de porcelaine sur le buffet.
Ou bien la vieille bougie fichée depuis des années sur le même chandelier.
Qu’importe ce que je fus, de verre, de bois ou de cire, je te voyais.
Du clair à l’obscure, de noir et de blanc aussi tranché qu’un damier.



Posée sur le canapé vêtue de courbes aguichantes, tu l’attendais.
Cambrés, torsadés comme un nu bleu d’Henri Matisse, mais sans le bleu.
Dans l’âtre les cendres étaient froides, tes reins, tes fesses frissonnaient.
Il ne pouvait pas oublier, d’une main fébrile ta lettre écrite d’un aveu.

Une longueur de temps interminable, tes doigts énervés sur ton sexe.
En chaleur tu chuchotais réclamante… Un bruit, un souffle et enfin.
Une lueur entre les chenets, il vint tenant dans la main ton texte.
Il s’approcha l’œil malicieux saupoudré de brillant, il était presque matin.



De sa hotte d’osier, sans papier cadeau il te présentait ton jouet.
Lentement ton ventre à épousé l’assise, tout ton corps à vibré.
 Dans la clarté blanche traversant le givre des vitres, tu te cambrais.
De ta plume tu l’avais sollicité, prié ; l’homme ne pouvait se dérober.

Cheveux en bataille, un peu se pousser pour lui laisser une place.
Sur ces genoux tu t’imposais ; ton séant  pâle en œuvre exposée.
Point de mot, la parole était inutile, le verbe aurait trompé la grâce.
Audacieuse friponne, charmante polissonne, les dés étaient jetés.



Panache souple de cuir, ses doigts étranglaient le bois du manche.
Les lanières ont d’abord caressé ta peau avant de plus fort l’épouser.
Un soupir, presque un gémissement, un petit cri comme une revanche.
Deux demies lunes provocantes à la pleine figée dans un ciel gelé.

En ces nuits d’hiver, le rouge n’est qu’une ombre un peu plus sombre.
L’aquarelle à égaré son arc en ciel pour mouiller du blanc au gris.
En éventail les traits de cuir, il ne veut, tu ne veux compter le nombre.
Tu te loves, te trémousses et glousses du plaisir attendu, du plaisir pris.



A l’entrecuisse, le pli humide, tu trembles, les derniers coups, le cuir s’affole.
Presque le silence, je n’entends plus que ton souffle et battre ton cœur.
Il semble chercher, un siège, un meuble pour y poser le jouet, il rigole.
Entre tes cuisses, il le glisse doucement sans oser plus, juste un peu farceur.



Savais-tu la belle que j’étais là quelque part objet en cette sainte nuit ?

Savais-tu la belle, que voyeur de ton bonheur, en ces lignes j’ai écrit ?

15 commentaires:

  1. Bonjour Mr Mike !

    Hum !!! Superbe ! Un bon scénar' pour une mini-BD, tiens . Une presque confession, ardente, à lire à la lueur d'un chandelier. Mais ne serait-ce pas le Père Fouettard qui aurait troqué ses nippes pour le costume du Bon Papa Noël ? Pas commode, la Vieille Barbe, cette année. Y'a intérêt à relire sa liste de cadeaux pour l'année prochaine. Mazette ! Pour la nuit de Noël, je prépare une bonne flambée ! Au cas où ....
    Bonne journée . Peter Pan.

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  2. "VINT, SAINT, DES CENDRES" fessée érotique ! :) subtilement érotique, saupoudré d'une pincée d'esprit joueur ... A croquer quand c'est chaud ! :)

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  3. J'aime beaucoup les photos !
    joli conte de noël aussi, quoique je n'ai pas tout compris à la première lecture. pervers et tendre, un mélange qui convient bien à des soirées d'exception.

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    1. Moi ce que j'aime dans les commentaires, c'est que chacune et chacun trouve des mots, des adjectifs et des expressions générés par les ressentis personnels à la lecture. C'est beau de vous lire et d'avoir plusieurs couleurs sur les doigts.

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  4. Bonjour Mr Mike !

    Votre "conte" m'a inspiré un dessin en NetB dans le contexte de Noël. Comment pourrais-je vous l'envoyer pour appréciation ? Peter Pan.

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  5. Et vous étiez là, quelques uns, quelques voyants, quelques prophètes, pour qui ce cul, c'était la fête (Paul Villaz)
    Quelques uns à donner à notre jeu secret des lettres de noblesse...

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    1. être là, simplement être là en ce moment d'exception, n'est-il déjà pas un grand privilège ?

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  6. Très bellement écrit, Mike.
    Belles images aussi... Fessée pour un joli cul, à quatre mains et un martinet !...
    Mais j'ai toujours pensé que Noël et Fouettard étaient deux pères complices !...
    Heureusement que tu étais là, voyeur-reporter, déguisé en horloge comtoise ou en hibou empaillé, pour nous conter ce délicieux instant...

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    1. ha oui, une horloge conteuse pour la circonstance... Oui, jolies fesses et c'est là ce qui fait pratiquement toute la photo, le reste devient enluminures.

      Je suis d'accord, cher Waldo, le père Noël et Fouettard sont complice, allez même savoir s'il ne sont pas jumeaux ?!!

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  7. C'est très bien écrit... mais alors les photos - franchement chapeau! On en voit rarement d'aussi convaincantes, avec toute la dynamique et le réalisme. En plus, le traitement noir et blanc est pile comme il faut. Bravo spécial pour celle où les lanières du martinet reposent sur les fesses de la demoiselle, elle me fait beaucoup d'effet.

    Simon

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    1. C'est toujours un grand plaisir d'avoir un compliment sur l'écrit de votre part Constance et Simon. ben oui, venant d'artistes de la belle lettre, on ne peut que rougir de félicité.

      Comme vous dites, le traitement noir et blanc donnait à ces photos prises en basse lumière des contrastes et des tranchés entre ombres et lumières bien plus dynamiques que leurs couleurs d'origines.

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